Tanz mit Feuer III [teaser video] :::::: par TDK Prod

Le 17 juin 1953 la révolte des ouvriers de Berlin Est qui réclamaient plus de liberté et de meilleurs salaires a été violemment réprimée par les chars soviétiques.

Le 17 juin 2006 des harsh punkers venus de toute la Lorraine et de bien plus loin encore ont dénoncé avec rage le totalitarisme musical et social qui sévit sur toute la planète, en participant à la Tanz mit Feuer III aux Trinitaires de Metz. Près de 200 compañeros ont rompu avec l’apathie et le conformisme en secouant la scène sur laquelle se sont produits Muckrackers, Beinhaus et White Dolls ainsi que les DJs du collectif Convulsions Sonores… Cette page leur rend hommage, en réunissant leurs témoignages écrits, photographiques, sonores et vidéo. Nous avons frappé un grand coup ! Nous lutterons jusqu’à la mort !


AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION !

On the June17th of 1953, the East Berlin workers' riot, who were demonstrating for more liberties and better salaries, was violently repressed by the sovietics forces.


On the June 17th of 1953, harsh punkers from Lorraine and the whole country gathered in order to fight against musical and social totalitarism. The demonstration took place in Metz, at "Les Trinitaires", for the Tanz Mit Feuer III party. That night, almost 200 compañeros attempted to Muckrackers, Beinhaus, White Dolls and Convulsions Sonores's shows. We dedicated this web page to these people.You'll find here their reviews, pictures, videos and live recordings... You have made of this night a great night! We'll fight 'till we're dead. INDUSTRIAL HARSH PUNK BIS ZUM TOD!


AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION !

 

WHITE DOLLS par © Ludomega

WHITE DOLLS par © Thy_Nae


MUCKRACKERS par © Ludomega

MUCKRACKERS par © Amnesy

MUCKRACKERS par © Thy_Nae

BEINHAUS par © Ludomega

BEINHAUS par © Amnesy

BEINHAUS par © Gunman Youri

COMPANEROS par © Thy Nae, KoFa KaZii

Ce fut un grand plaisir de tous vous retrouver ce soir là, et comme en plus vous êtes beaux, nous avons voulu mettre quelques photos de vous... si toute fois vous ne souhaitiez pas figurer dans cette galerie, merci de nous envoyer un mail, nous retirerons de suite votre photo.

 

_:: REVIEWS ::_

//////Maschine K_1923

On arrive doucement dans le cloître des Trinitaires (un lieu magnifique, dommage que la plupart des endroits soit inaccessibles aux spectateurs), autour d'un apéro géant, qui donne le temps au troupe de se réunir, avant le 1er show fetish de White Dolls, qui profitent de l'accoustique...particulière...du corridor d'entrée. En se plaçant aux endroits stratégiques (les baffles) plutôt que spectaculaire (le dancefloor diy où se trémoussent le chanteur et plusieurs spectateurs cagoulés), on peut entendre le synthétique de la voix, et les beats torturés des White Dolls. Pas trop accroché, mais l'approche est sympa, et on sent bien tout l'héritage punk dans l'attitude.


Puis descente au caveau pour Muckrackers. La pression a monté d'un bonne demi-douzaine de crans, atteignant le fatidique 11 sur 10 sur l'ampli de puissance de la foule: les harsh punkers lorrains sont sur leurs terres, et sont attendus de pied ferme.
Le chant des mineurs retentit et embraye sur un set des plus violents titres des guerilleros urbains, au point, que l'atmosphère déjà suffocante se réchauffe pour arriver au point d'ébullition: pogos, danses apocalyptiques, une transe qui se propage de la scène à la fosse, par vagues déferlantes crêtées de mohawks ou tourbillons anonyes de cagoules sous les hurlements de DJ La Verge, proprement intenable, écumant, rampant, se déhanchant pour inséminer la rage hurle dans les coeurs, qui sourd dans les veines et rampe dans les cervelles. L'oeil du cyclone se devait d'être le lieu de toutes les décadences, des passions assouvies par les désespérés n'espérants plus sortir vivants den la tourment...et ce le fut: jamais on a aussi vite transformé un pogo furieux à en décourager des habitués de Napalm Death en piste de slow préliminaire à une dernière jouissance avant de mourir: on vous l'a dit, jusqu'à la mort, on se battra, avec toutes les armes à notre disposition, les guitares comme les parades pré-coïtales. Retour à la furie sur le décadancefloor bombardé, pas de temps mort, plus de répos pour les braves, la basse de Lärm gronde et montre les dents, le crooner négatif reprend les grognements de mineur à qui on menace de piquer sa mine, et la combinaison ouverte de La Verge devoile attributs et sueur....


Petit break le temps de l'installation de Beinhaus, et certains guerilleros semblent être tombés au champ d'honneur, la piste s'est un peu vidée, mais ceux qui ont survécu s'acharnent, et Beinhaus reprend les hostilités pour un set sans concessions, sans les envolées aérienne d'Ulrike mais plus dense, plus proche de la terre, et Robert et Marco violent traités de paix et cessez-le feu signés avec nos oreilles pour des morceaux assourdissants, frappés au coin de la transe, jusqu'au point où encore un fois le public se met de la ^partie, prenant cette fois sa liberté, conquise au bout des baguettes et des déchets métallques, des tonneuax, ni dieux ni maîtres, tous les intervenants sont égaux en concasage régulier, pour une démonstration magistrale de ce qu'est l'investissement, Beinhaus est une arme, le mot et la parole sont des armes, le bruit est une arme, et les containers sont les refuges de nos envies profondes de révlte et de reprise en main de notre destin: plus de public, plus de groupe mais une communauté de percussions, de coeurs battant sur des bidons, jusu'à l'extinctton des nappes électroniques en fond, jusqu'à l'extinction de la nuit.

 

//////Dj_Negative


Une fois n’est pas coutume je suis parti seul de Nancy, mes compañeros étant pour des raisons diverses, déjà sur place avec le monospace rempli jusqu’au toit, je me demande même encore comment j’ai pu y caser les 30 litres de sangria préparée deux jours avant avec la Verge. 70 kilomètres plus tard, il est midi et quart et je suis garé dans le cloître des Trinitaires, enfin à côté, dans la cour de l’hôtel particulier qui le jouxte et qui donne un accès direct au caveau où nous allons jouer dans quelques heures. Nous déchargeons en vitesse avec la Verge, Brice le lighteux, et Mouss son assistant. Le lieu est vraiment sympa, un caveau de taille modeste, avec une scène de 30 centimètres de haut, genre la tronche directement dans le public, comme j’aime. Brice et Mouss recouvrent la scène et le plafond de filets de camouflage, installent les lights, et notamment trois LCDs au sol pour mettre en valeur notre étendard, franchement ça en jette !

DJ_Lärm et DJ_Blast arrivent vers 14h, genre après la bataille quand on a fini de tout décharger, pas grave, ça n’entame pas notre bonne humeur ni la première binouze presque fraîche que je m’envoie tout en préparant le matos. Le timing est serré, il faut accueillir et balancer tout le monde avant 19h, ouverture des portes et distribution de sangria ! Le portable n’arrête pas de sonner toute l’aprem, la salle, bien qu’en centre ville, n’est pas facile à trouver, et la circulation pas évidente non plus, ce qui fait que tout le monde a un peu de retard, mais bon, rien de méchant. Le team Convulsions Sonores arrive presque en même que Fab et Richard alias White Dolls qui vont constituer la surprise de la soirée, le temps de présenter tout le monde, les Trinitaires se remplissent d’une faune cyber goth punk qui détonne carrément avec la majesté du lieu, un ancien couvent, brûlé par Attila, aujourd’hui composé de deux salles de spectacles et d’un théâtre, ainsi que de nombreux sous-sols et d’un souterrain qui part on ne sait où…

On commence les balances dans le cloître, en haut donc avec des Convulsions Sonores étourdis qui ont oublié d’emmener… le transfo de la table de mix ! Un petit tour en ville vite fait au magasin d’instruments le plus proche et le problème est réglé, pendant ce temps là, les deux allumés elektro freaks de White Dolls tentent une balance dans le couloir, c’est là qu’ils vont faire un happening d’une demi-heure, tout de latex vêtus, avant l’ouverture des portes du caveau. Le son est pas top, puisqu’ils utilisent le système de diffusion du lieu, avec des enceintes un peu partout… mais bon, le but du jeu c’est de foutre le bordel, pas de faire un récital.

Nos amis allemands arrivent peu avant 17h, en ayant eux aussi fait 4 fois le tour de la ville pour trouver le lieu, ça leur laisse pas le temps de souffler avant de balancer en vitesse, trop vite même, le son approximatif des retours les empêchera le soir de s’exprimer pleinement comme à leur habitude. Tout va très vite, même pas le temps de saluer les potes qui arrivent comme une légion de freaks, il y a encore pas mal de choses à faire, les balances de Muckrackers par exemple qui se passent bien, Christian le sondier du lieu est un fan des Bérus, ça s’entend et ça fait plaisir ! Kévin alias Kofakazii recouvre les murs d’affiches de propagandes façon Muckrackers, les préposés à l’apéro s’occupent de mettre en place la sangria et les chips, Ludo Mega installe ses cadres et photos dans le couloir, histoire de mettre les spectateurs en appétit en attendant les hostilités. Il règne dans le lieu une bonne humeur communicative, les gens se découvrent peu à peu, se reconnaissant derrière les pseudos des forums, les mails… la vie en vrai, c’est quand même mieux non ?

19h, ouverture des portes, BBR alias DJ_Cyberbass le premier bassiste de Muckrackers est déjà là, looké comme Nosferatu, je le bise avant de m’éclipser pour régler les derniers détails de mise en place et donner les consignes à toute la troupe. Les loges, très classes, sont déjà le théâtre d’un joyeux bordel, normal vu qu’on y a entreposé pas loin de 100 litres de bières ! Pas mal de zombies connus dans le couloir, les amis meusiens Dave et Maud, Kékénan et ses joyeux vidéastes, Diabolo le papy du skate, David l’homme latex, Cécile alias Ex, Manu Thy Nae, Ebola et madame, Josq et Arno les Alsaciens… et des tronches jamais vues, ça fait plaisir de susciter la curiosité à ce point, on commençait à croire vu les dernières fréquentations des salles dans la région, qu’il n’y avait pas de public pour ce genre de son. On s’en trompé, et ça réchauffe les oreilles !

Après plusieurs saladiers de sangria, le public est chaud pour se bercer de l’indus rythmique que balancent les Convulsés sonores, ça tabasse sévère quand même dans un couloir surchauffé, et les White Dolls entrent en scène. Richard est looké comme une folle atomique, mini jupe en latex, tétons percés, attitude de diva avec une voix robotique agressive as fuck, tandis que Fab coincé dans son harnais de tête secoue son laptop et balances des beats mid-tempo saturés, vrillés, corrosifs. Devant ça bouge pas trop, c’est quand même qu’un couloir ! mais la troupe des cagoulés est déjà là, avec La Crampe qui passe de main en main, Kofa qui pogotte avec sa bière (résultat : geyser de bière pour tout le monde !), Lärm et la Verge me jette partout, je mets une fessée à Richard qui n’en demandait pas tant, et je vois autant de regards hallucinés dans le public que d’autres qui visiblement attendent encore une escalade dans le délire SM fetish machin qui restera très gentil cependant. De toute façon, les 30 litres de sangria ont disparu, il est 22h, l’heure de mourir !

La caveau est ouvert, le public s’engouffre par l’escalier dans la salle, se presse devant nos girophares, il y a du monde, une bonne centaine de personnes, ça promet. Nous sommes au top, excités comme jamais, depuis le temps qu’on attend de faire un show pour nos amis, nos compañeros, de leur redonner un peu de toute la chaleur qu’ils nous donnent toute l’année… forcément, ça met la pression, et j’arrive pas trop à me lâcher, les deux premiers nouveaux morceaux sont difficiles à jouer à la gratte, je dois vraiment faire attention à la structure, et du coup je reste crispé.

Mais bon… j’aime pas trop commenter nos performances, les autres reviews sont là pour ça, je me contenterai de dire que j’ai halluciné de voir un public en furie comme ça, pogo de la première à la dernière note, des cagoulés qui sautent partout, tout le monde le poing levé sur le chant des mineurs, nom de diou, une communion radioactive qui booste le moral au taquet. 50 minutes de set, je suis vanné, ça hurle encore dans la salle, ouch, un grand moment, certes à domicile ou presque, mais on apprécie…

Beinhaus enquille un quart d’heure plus tard, avec un nouveau morceau en intro, très tribal indus, du Slayer sans guitares ! le reste est à l’avenant, Uli la chanteuse n’est pas là, l’accent est mis sur l’agression sonore et les percus, plaques de tôle et barres de métal cognent comme jamais, le public a un peu déserté le front de scène, mais ça danse quand même pendant 45 minutes, jusqu’au final apocalyptique : Ebola entraîne tout le monde sur scène et cogne à mains nues sur les percus, ça saigne des doigts, fort, la rage emporte tout, Beinhaus ne triche jamais, se livre à fond, la nouvelle industrie allemande fait des ravages.

Place aux DJs vers minuit, et décidément les Convulsés n’ont pas de chance, au bout d’un quart d’heure, une platine CD lâche, dur dur de mixer dans ces conditions ! La salle se vide, le besoin de prendre l’air se fait présent, il doit faire pas loin de 35 degrés dans le caveau, avec un taux de bière et d’humidité au taquet J 1h et demi, fin de la soirée dans le chaos, oreilles en feu, loges sans dessus dessous, mais pas d’incident majeur, de la bonne humeur et du bon son, Tanz mit Feuer III est une réussite, merci à tous… Jamais vu autant de monde en Lorraine pour du son industriel extrême, la promo in da street a porté ses fruits, la Lorraine n’a pas déposé les armes, les haut-fourneaux sont debout, nous aussi, nos armes sont affûtées désormais pour porter un coup décisif au conformisme musical ! A bientôt amis guérilleros ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION ! AKTION !

 

//////Solus

Partis d'Annecy dans la Yaute, nous avons bien roulé et arrivons avec 30 minutes de retard sur le timing (dont 20 minutes à tourner dans Metz à éviter les sens interdits, les sens uniques...). Bien speed, je gare la caisse sur une zone payante: bien entendu on paye pas, juste le temps d'aller à pied repérer le parking des Trinitaires. De retour moins de 3 minutes après en compagnie de Dj Negative, voilà qu'un autre comité d'accueil nous attend: la police municipale qui nous a gratifié d'un joli papillon en guise de bienvenue!!! Ah oui, il faut dire que nous nous étions garés sur un emplacement réservé aux handicapés (dans la précipitation, on ne s'en était même pas rendu compte!). Bref, j'ai bien essayé de faire passer G.G pour un handicapé en prétextant grâce à sa coupe de cheveux, qu'il s'était fait lobotomisé il y a quelques années, mais le comité d'accueil ne veut rien entendre : 135 euros d'amende!!!!
Bordel de merde, ça commence bien!
On commence à installer le matos dj et, ô stupeur, nous avons oublié le transfo de la table de mixage!! Argggghhhh, le manque de bol nous poursuit. Un des gars des Trinitaires (je ne sais plus son prénom) nous emmène au magasin de sono pour acheter ce fameux transfo et bien sûr, la carte bancaire était resté dans la poche à G.G!!! Putain, ça continue... miqrob me rejoint, on paye, on rentre , on installe, c'est bon tout roule. Ouf!!
...
miqrob commence son set et le public arrive tout doucettement. Les photos de Ludomega sont absolument superbes en "vrai". J'apprécie pleinement.
Puis mon tour vient de passer derrière les platines pour un set assez similaire à celui de miqrob.
Quelques personnes viennent nous demander ce qu'on passe, à priori, les gens sont réceptifs, c'est cool!
Puis, les White Dolls assure la relève et leur show très "freaks" nous amuse bien, dommage que les cracheurs de feu n'aient pu intervenir. C'aurait été un moment magique, c'est clair!
...
Muckrackers attaque leur concert et dès les premières rafales, nous plongeons dans les tranchées. miqrob enlève le haut (évènement assez rare; il nous avait déjà fait le coup au Noxious) et on demande à G.G de garder le bas (quand même, La Verge fait ça plus suggestivement!). Bref, de grands moments de guérilla et la reprise de Die Arzte nous permet de souffler un moment. On entame une valse avec mimi tout en douceur et en sueur... Et c'est reparti, la bataille n'est pas finie...
...
Beinhaus enchaîne et c'est avec une certaine déception que j'assiste à leur premiers morceaux. Il manque quelquechose (peut-être un certain charisme?). Mais mais mais... je retire ce que je viens de dire, la sauce commence à monter et c'est avec grand étonnement que je découvre véritablement leur "atmosphère" percussif. Je suis attiré, m'avance un peu plus dans la fosse et suis finalement hypnotisé par les percus et la voix ainsi que les mimiques du chanteur. Du très bon show en fait. Et le rapprochement avec Neubauten, plus qu'évident, tend à prendre de la distance pour arriver à un style beaucoup plus personnel. La fin du show se termine lentement avec le public qui s'empare des fûts et des baguettes et miqrob se prend au jeu des bidons. Il porte sa grimace du "Groummpfff", il est heureux!!!!
...
G.G assure la première partie avant Oxyd et nous passe des morceaux qui font mouche dans une veine ebm moustachu. Et puis, la poisse nous poursuivant encore, les doubles platines chauffent et rendent l'âme d'un coup... G.G essaye tant bien que mal de continuer le set avec une seule platine mais pas de miracle. Oxyd prend la relève avec un cd mixé déjà tout prêt, le temps qu'on installe le discman de la voiture. Et ça marche! Il peut donc continuer "Bis zum Tod" à faire bouger les derniers combattants.
...
Malgré toutes ces péripéties, je garde un très bon souvenir de ce week-end et nous avons hâte de voir les Terroristes sonores à l'Usine en septembre!!!

 

//////Cult of Noise (Thy_Nae)

Après un long périple en train et dans les (jolies) rue de la ville de Metz, me voici arrivé devant les Trinitaires. Déjà, première impression : cet endroit est super classe. Cette impression est confirmée quand je descends pour dire bonjour à nos Muckrackers en train d'installer leur matos : la salle se situe dans une superbe cave avec un joli coin bar sur la côté. Le temps de faire quelques soundcheck nous laissant entrevoir l'enfer qui nous attend, et je remonte car bientôt l'apéro gratuit prévu commence et les gens vont arriver.
Jolie initiative d'ailleurs cet apéro, l'ambiance était sympa, tout le monde parlait (la sangria aidant) et ça m'a permis de faire la connaissance de quelques personnes. Une fois le couloir rempli de monde, tout le monde se rapproche car nos amis des White Dolls venus spécialement pour l'occasion nous ont préparé un petit show avant le concert : pendant que l'un, attelé à son pc, s'efforce de sortir des rythmes et des sons non identifiés, son acolyte, dans sa tenue de cuir, nous gratifie de sa voix angélique aussi douce qu'une scie circulaire tranchant un bloc de béton. L'occasion de voir quelques personnes encagoulées danser gentiment, formant déjà un joyeux bazar. Bon, le son n'était pas exceptionnel mais ça restait une surprise sympatoche.

Une fois rentrés dans la salle et après quelques minutes d'attendent, les Muckrackers montent sur scène. Le poing levé, nous écoutons le chant des mineurs en colère, comme pour se donner du courage avant une bataille. Oui parce que Muckrackers en concert, c'est un champ de bataille. Et encore, le mot est faible. Pendant un temps inconnu (45-50mn ?), les trois terroristes vont nous en faire voir de toutes les couleurs, le set est presque insoutenable de violence et de rage. La guitare rugit comme une mitrailleuse, la basse se prend pour un canon, DJ_LaVerge hurle comme un damné dans son micro et les machines écrasent tout sur leur passage, aussi efficacement (sinon plus) qu'une division entière de chars d'assaut. On a à peine le temps de respirer durant la reprise de Bitte Bitte des joyeux Die Ärzte que nous revoilà sous les bombes et les rafales d'armes automatiques. Le public s'est bien déchaîné pendant tout ce temps là, les pogos incessants étant là pour le prouver.
Bref, très très bon concert de Muckrackers, à l'image de leur dernier album : Jusqu'à la mort.Petite pause, le temps pour nous de retrouver nos esprits, et à Beinhaus d'installer leur matériel. Au vu de ce que c'était, ça s'annonçait plutôt pas mal : bidons et plaques de metal en tous genres.
Et bien ce qu'on peut dire, c'est que pour la première fois que je les voyais en concert, je n'ai pas été déçu ! Le duo allemand nous a asséné un gros set d'indus rythmique et hypnotique comme on sait si bien le faire à l'Est. Malgré le peu d'instruments sur scène, le set était assez diversifié, puisque souvent ils introduisaient des sons nouveaux à chaque fois, en utilisant tout ce qu'ils avaient de disponible sur scène, et leur minidisc permettait d'obtenir du renfort sonore. La sauce prend incroyablement bien et on suit le set comme des junkies sous l'effet d'une substance chimique verdâtre inconnue. La fin du concert verra disparaître les frontières en scène et pit, entre artistes et public. La plupart des objets quittent la scène pour le public et le dernier morceau s'est fondu en un jam improbable avec qui pouvait taper sur quelque chose. Le concert a ainsi agonisé pendant un certain temps avant qu'enfin tout le monde ne reprenne ses esprits.

Je suis ressorti du concert avec des cloques sur les mains, mal partout et crevé, mais heureux parce que j'ai passé une superbe soirée avec 2 groupes absolument énormes !
Vivement la prochaine !

 

//////EX

C'etait bien sympa comme salle, ambiance, public, concert.
L'apéro a donné un côté encore plus convivial à la chose, c'etait fort agréable. La chaleur aussi...
On arrive, un peu à la bourre (pré-apéro à coup de brutal death, pour préparer les esgourdes) avec Thy. On découvre les lieux, on retrouve des têtes connues. Le temps de vider quelques verres et le premier live commence, à l'étroit mais qu'importe.
Pour la suite suivez le guide. On descend dans ce qui n'etait pas encore un sauna.

Muckrackers attaque, et comme tout le monde l'a fait remarquer, on a eu un bel exemple de radiateur cassé. Au moins 75 degrés!! (qui a dit "marseillais"? Roulement des yeux ) On était aux premières loges ou presque. De quoi s'en prendre plein les oreilles. Dans un état second je finis debout sur l'enceinte (c'etait une enceinte? en tout cas ca vibrait sacrément à chaque basse) à côté de la scène.
Un pti tour et puis s'en vont. Ils quittent la scène. Ca gueule dans le public.

Et puis Beinhaus. Grosse déception personnelle. On m'en avait longuement parlé, de Beinhaus. Avec la chanteuse, et tout. Premier concert que j'ai vu à Nancy vlan! Pas de chanteuse! Bon, pas grave, excellement concert (en transe également). Mais du coup je comptais combler mes lacunes cette fois-ci. Et re-vlan! Toujours pas là. J'attendrai le prochain, rafout'! J'y arriverai!
Fidèles à mon souvenir (quoique l'effet de surprise en moins il faut dire), on a eu droit à un live tout en metal, ca fait boom, ca fait schling, ca tape de la coke, ca finit par terre dans le public... Une belle communication avec les gens présents, comme dans mes souvenirs. Moins de fioritures quand même, pas d'étincelles mais peu importe en fait. Une belle preformance pour le public qui restait (certains n'ont pas résisté à la vague terroriste).
La suite est un peu vague. Trop chaud pour rester en bas, je suis rapidement montée pour prendre un peu l'air. Les quelques excursions dans le caveau montraient la salle quasi-déserte, dommage pour les mixs... Confus.
Et puis on est partis, escortés jusqu'à la porte. Retour à la maison, les oreilles pleines de bruit.
Un sacré bon souvenir en tout cas! Voila c'est dit!

 

//////KoFa KaZii // Pixel Pourri

Il fait chaud le 17 juin pour le concert des Muckrackers aux Trinitaires, un bel édifice sur plusieurs étages que l'on s'applique à recouvrir d'affiches "terroristes". Ludomega à exposé ses photos : on y croise les Muck, FYD, Chrysalide, Beinhaus... ça met en appétit. Tant mieux car l'apéro gratuit est servi tandis que le bâtiment commence à se remplir.

Les White Dolls attaquent, en tenues SM/Fétish, mais le son est un peu étouffé, on entend peu la voix et discerne difficilement les rythmiques. Je me vengerai à Paris le Mardi 21 Juin au Cantada.

On descend ensuite pour le concert des Mucks, je commence à être bien défait et il y a vraiment beaucoup de monde. La salle est blindée, et à peine le chant des mineurs terminé, elle à pris 10 degrés ! Ce n'est qu'un début car la playlist commence par deux nouveaux titres assassins et ça pogote sévère face à la scène. Le concert est passé comme une balle. Pas le temps de respirer, pas le temps de reprendre mes esprits. Un vrai combat. Je me démène tellement que j'en oublie de regarder la scène, véritable champ de bataille avec ses gyrophares, et ses toiles de camouflage jusqu'au plafond.. Video Killed est remplacée par une reprise : "Bitte Bitte" de Die Ärzte dont le rythme métallique est vraiment mortel. C'est le moment surréaliste du concert où des couples encagoulés se forment pour un slow terrifiant. Ensuite je me suis battu comme un dingue, j'ai transpiré, je me suis fait marché dessus, j'ai vu le Goat, j'ai plus vu le Goat et je me souviens seulement de Leer, pour une interprétation bien lourde de chez bien lourde. Enfin... sans hésiter le concert le plus sauvage que j'ai vu des Muckrackers.

La salle se vide un peu pour Beinhaus. C'est dommage car il nous servent dans leur version binome un set bien dense et très bruyant. Le son n'était pas super précis, mais ça n'a pas manqué, comme à l'accoutumé le public s'est emparé des instruments pour une fin de show complètement apocalyptique. La scène, la fosse, plus de distinction, une partie du public est sur scène, une partie des beinhaus dans le public, peu importe car tous font de la musique ensemble finalement. Ils ont utilisés une palette "d'instruments" plus réduite que d'habitude (pas de scie à métaux, pas de verre pilé...), mais ça n'a rien enlevé à leur incroyable show, qui était tout aussi brut.

 

//////Manicheïa

Le concert, une tuerie, un titre un peu trop festif à mon goût au début, mais bien trippant quand même, et c'est pas ça qui m'a empéché d'essayer de remuer dans tous les sens et de gueuler, même si n'ayant rien bouffé de la journée et quasiment rien bu, c'était dur de m'y mettre à fond, et d'ailleurs, au bout d'un moment, les batteries à plat, foulant au pied mon honneur de survolté de la piste de danse, j'ai été mourir dans un coin au milieu du set de Beinhaus (si j'avais gardé cette cagoule de merde qui finalement s'est égarée dans un coin, sûr que je serais tombé au milieu des pogos pendant le set des mucky'), mortel, comme d'hab', encore plus fort avec les petits morceaux de transistor qui me pétaient à la gueule, et le gros, que j'ai récupéré comme souvenir pour chez moi.

White dolls, moins de scène, mais plus de public, un grand nimporte quoi festif et incroyable, du sm, des freaks, des fessées dans tous les coins, un bon angle de vue pour les photos, j'envie ceux qui les verrons à la fête de la musique ou au festival bizarre qu'ils feront je ne sais plus quand.
En remontant le temps, les photos sur les murs, les chips, cool, les photos qui on été faites avec les cagoulés, cool, le type qui m'a pris pour un membre du groupe, cool (oui oui, ne riez pas...bon, d'accord, allez-y, mais pas trop), les coucous furtifs dans les couloirs avec les mucky', sympa, les conversation plus longues avec les White Dolls, bien sympa aussi, la sangria pas gouté.
F.Y.D écouté entre les sets, ça aussi ça fait plaisir.
Désolé de pas en dire plus, mais les acouphènes m'empechent de réflechir et comme vous le lisez, j'ai pas encore les idées bien en place.
La musique avant le spectacle, bien cool aussi.

 

//////David

Un départ de Nancy plein d'entrain au début de l'après-midi - un vague désir, tout de même, des vaillants combattants nouvellement rencontrés de mettre à profit l'après-midi pour s'octroyer une petite sieste (fin de semaine difficile..) - on roule - on arrive tout de même, on tourne dans Metz, on croise Manu, on trouve enfin une place, etc. - office du toursime, pour nous indiquer le supermarché le plus près : ravitaillement et vague souvenir de Laibach, avec notre caddie dans les couloirs du centre commercial - et hop! (est-ce là le moment où nous arrivions enfin?), on l'embarque, et c'est parti pour une livraison à domicile à la salle de concert - qui avait parlé d'une sieste??!!
après-midi relativement "tranquille, "à écluser sec la bibine" - mais chacun de nous - faisant connaissance - papotant - se stimulant - sentions progressivement arriver l'heure Fatidique!
Elle arrive - nous pénétrons dans le couloir des Trinitaires : d'entrée, une Excellente ambiance - tous les révoltés du bloc B, freaks, libertaires, agités, fétichistes, Terroristes - bref : tous les companeros voulant ce soir frapper 1 grand coup, se sont visiblement bougés le cu : on est chez soi!, chez nous, eux, "entre nous"! mais sans exclusive : une ambiance extra! 1 clin d'oeil aux White Dolls (dont je ne découvrirai que peu après "l'identité"), je croise les membres de Beinhaus - puis OilJune69, Nasdalovia, Ludomega (en coup de vent) - ou plutôt : on se "reconnait".
(d'ailleurs, j'aimerai bien retrouver le mail d'un charmant jeune aum - rencontré avant le concert des White Dolls - dont je ne me souviens plus le prénom : il a un instant tenu la distro (juste avant le concert des Muckrackers), habite Verdun (?) - nous avons parlé d'OTH, etc - fin du "message privé")

Première étape : les White Dolls, qui, sans que je fasse vraiment attention à l'instant où ils ont commencé leur show, s'imposent d'emblée : des fils d'encagoulés enchaînés foncent dans le public tassé dans le couloir, nous entraînent avec eux jusqu'au dance floor improvisé des White Dolls, le latex et autres harnachements commencent à suer, on s'époumone, tout le monde semble aprécier la "surprise", etc, etc - très bonne mise en jambe, donc (malgré le son, comme déjà signalé)...

Arrivent les Muckrackers : nous descendons. Une chaleur réellement INFERNALE. Tout le monde est vraiment déchaîné ce soir, et les attend "de pied ferme" : pas déçu, on démarre sur 1 pogo violent qui continuera presque sans interruption pendant tout le set. Et : "Une fois lancé dans sa fureur, il faut infiniment plus de vertu au pogoteur pour s'empêcher de commettre un crime qu'il ne faut de courage à l'assassin pour exécuter le sien" - bref : l'ambiance harsh punk des grands soirs !! Tout le monde "accordé" d'emblée en ce même esprit - pour ma part si longtemps attendu...
comme déjà dit : les Beinhaus ont commencé plutôt "lentement", bien que leur présence métallique irréfutable n'a pas tardé à s'imposer à 1 "public" qui, dans ce même esprit qui présida à toute la soirée, ne tarda pas à cesser de l'être (simple "public") pour passer à l'AKTION auprès du groupe, car - et comme dirait l'autre : "s'il est encore quelque chose d'infernal et de véritablement maudit dans ce temps, c'est de s'attarder artistiquement sur des formes, au lieu d'être comme des suppliciés que l'on brûle et qui font des signes sur leurs bûchers." bref : une mise en bouche du théâtre de la Cruauté...

L'annonce de la soirée avait entièrement tenue parole...
Tout ceci est mal dit, je le sais, et rend mal la FOURNAISE de cette soirée (mais comment en rendre compte) - et, surtout, l'esprit très particulier de tous les companeros rassemblés un moment pour un même mot d'ordre : MOUVEMENT !!!!

 

//////Fausty

Je suis venu pour la premiere fois voir les Muckrackers et Beihaus, on m avait pas hasard filé un flyer dans la rue. j'ai ecouté quelques morceaux et meme si je trouvais ca un peu hardcore et si je doutais de l"interet de la soirée, je me suis dis : "aller, on s'engage dans le combat, on verra s il y a des pertes...." J emporte avec moi dans ma chute ma petite amie et mon meilleure pote, la guerre peut commencer.
Deja on arrive, ambiance assez sympa faut dire, les gens sont tous cool, discutent tranquillement , des chips, de la sangria et des cameramen nous anttendent...

Le tout commence avec un petit show des White Dolls. C'est rigolo mais ca ne pas pas trop emballé, mais faut dire qu'étant coincé dans le couloir des Trinitaires, on ne voyait pas tout et puis, vince n'arretais pas de se foutre de la gueule du chanteur tout de latex vetu. Remise en place de vince et remise en question sur la tolerance !
puis vient le show des Muckrackers.....monstrueux !
La fosse etait motivée se soir là , et nous aussi. le sont puissant des mucks et leur diatribe charismatique (bien qu'incomprehensible) nous font pogoter, le champ de bataille est un vrai délire, l ambiance est extraordinaire. Au moment du slow, tous les camarades se mettent a danser dans une fraternelle union, un moment de jamais vu
vraiment extraordinaire.

Puis le show des Beinhaus. Là je dois dire que j'ai été un peu deçu, notament par l'absence de la madame (pardonez j'ignore son nom). Et aussi parce que je m'attendais à une atmosphère plus glauque, comme dans "Hoele".... mais bon la performance reste entière : le show est brutal, impressionant, humain.
Malheureusement j'ai du deserter. Une mutinerie est subvenue dans mon unité : ma copine et moi avons eu un different et nous ne pouvions plus aprecier le reste du show (je prie d ailleurs celui a qui le gobelet a été renversé par le passage en colère de mon amie, de bien vouloir nous excuser).
En somme, c'était une fantastique soirée ! bravo a tous ceux qui l'ont organisée.